

Basé à Chiang Mai dans le nord de la Thaïlande, et possédant des bureaux en Atlanta aux Etats Unis et Melbourne en Australie, l'organisation pour les enfants du Sud-Est Asiatique (COSA) travaille pour prévenir le trafic des enfants et l'exploitation sexuelle dans la région Sud-Est Asiatique. COSA opère par une approche du développement communautaire, en fournissant un soutien, sécurité et une opportunité aux enfants victimes du trafic, de l'exploitation sexuelle et des mauvais traitements.
Travaillant étroitement avec les organisations locales, COSA assiste dans le développement d'une forte autonomisation des communautés et assure un avenir meilleur aux enfants et jeunes femmes.
En reconnaissant l'importance de la prévention pour créer un avenir plus sûre pour les jeunes familles, COSA a adopté pour une approche du développement communautaire.
Travaillant collectivement avec les communautés locales pour conscientiser, soutenir les victimes, soutenir l'éducation et générer une conscience de l'autonomisation sont des aspects essentiels des projets de COSA.
Sur un plan individuel, COSA fournit : un toit , une sécurité, des soins de santé mentale, l'éducation et un avenir positif aux petites filles et jeunes femmes qui sont en danger ou victimes du trafic, de l'exploitation sexuelle et mauvais traitements.
Au sein de la communauté, COSA offre : un atelier de formation en santé mentale aux membres du personnel des organisations locales dans le domaine du service social et psychologique, organise les programmes de vacances scolaires pour les enfants issus des communautés et de ceux qui résident dans les refuges locaux, et offre une aide d'urgence aux familles en crises.
A travers le travail collectif avec les différentes organisations communautaires, de la conscientisation locale et internationale dans l'adoption de différentes stratégies de prévention, COSA travaille activement vers une prévention du trafic des enfants et l'exploitation sexuelle. Bâtir une communauté plus autonome et crée des opportunités aux enfants victimes garantira un avenir positif et plus sûre pour tous les enfants.
CONTEXTE
Dû à un manque de contrôle efficace et de l'application des lois, il n'ya pas de statistique officielle du nombre de personnes victimes du trafic chaque année en Thaïlande.
En 2004, le gouvernement royal de la Thaïlande a fait des efforts pour réduire la migration des personnes impliquées dans le trafic en encourageant les migrants à s'enregistrer, en leur fournissant le permis de travail et des avantages en sécurité sociale telles que dans le domaine de la santé et l'éducation. Près de 850 000 migrants étrangers ont pris par au processus.
L'intégration était une tentative pour laisser les migrants étrangers moins vulnérables à l'exploitation; bien que le système a montré des écarts importants incluant le coût relativement élevé de l'enregistrement.
On a remarqué que le nombre des migrants non enregistrés pénétrant la Thaïlande n'a cessé d'augmenté, particulièrement dans le trafic des migrants étrangers pour l'exploitation sexuelle. Les jeunes filles et jeunes femmes Birmans, Khmers, Laotiens, et des ethnies minoritaires sont tout de même emmenées par les régions frontalières dans les grandes villes. Une enquête récente par le Human Rights Watch a découvert que des milliers d'enfants enrôlés dans le trafic sont emmenés de la Birmanie à des maisons closes Thaïlandaises chaque année. Les enfants prostitués sont souvent enlevés, frappés, sodomisés, émotionnellement abusés, torturés et même tués par leurs proxénètes, les propriétaires des maisons closes et clients. De plus, ces enfants ne sont pas traités comme des victimes de l'exploitation sexuelle, mais plutôt comme des criminels par la loi et les autorités judiciaires.
Le commerce de l'exploitation sexuelle des enfants est une industrie de multi-milliard de dollars, impliquant plus de 2 millions d'enfants à travers le monde dans le commerce chaque année.
De plus en plus de petites filles sont recherchées, avec des clients s'attendant à ce qu'elles ne soient pas exposées aux maladies sexuellement transmissibles tel que le VIH.
Avec l'Asie, étant la région la plus exposée à la prostitution d'enfants, on estime à plus d'un million d'enfants exploités sexuellement chaque année.
En Thaïlande, approximativement 800 000 enfants sont entrés de force dans le commerce du sexe, 30 000 à 40 000 de ces enfants sont de nationalité thaïlandaise.
La plus part des enfants enrôlés dans ce trafic, ont entre 12 et 16 ans, bien que les preuves montrent que des enfants âgés de 4 ans sont aussi bien exploités.
Ces enfants sont abusés et violés d'une certaine manière que cela leur cause des dommages physiques et psychologiques permanents. La détérioration des modes de vie et valeurs traditionnelles, la pauvreté et le manque de lois et législation sur la protection des enfants de l'exploitation sexuelle sont parmi les diverses motivations qui poussent l'utilisation des enfants comme des marchandises de ce commerce. Le réseau des agents cherche dans les villages les familles piégées dans le cycle de la pauvreté et dettes, les tentent avec des offres en échange de leurs enfants contre l'argent et l'allégement des dettes. Les parents sont souvent des villageois sans terre et fermiers subsistants avec une petite éducation et peu d'opportunités, les rendant des proies faciles pour les agences de recrutement qui ne se préoccupe guère du bien être des familles. Déshabilités par les structures sociales et politiques, ces populations manquent souvent d'estime de soi et les outils de développement social pour prendre contrôle de leur propre vie.
Un aspect important dans ce combat pour la prévention contre l'exploitation des enfants est de renforcer les communautés et la relation entre les parents et enfants. En fournissant aux communautés les matériels pour construire une mode de vie plus soutenue, et le renforcement individuel à travers l'éducation, la prise de décision et la réalisation des objectifs communs, permettront la construction des valeurs communautaires. Une communauté forte et auto-suffisante sera moins susceptible de se faire soudoyer par les agents cherchant à exploiter les jeunes enfants, et évitera aux enfants de devenir une marchandise de l'exploitation sexuelle.
Objectif:
L'origine de COSA est le résultat de plusieurs groupes de communautés se regroupant avec des objectifs collectifs. Cela inclus une organisation non gouvernementale, qui fournit actuellement l'éducation, un repas, un toit, et une assistance aux jeunes filles sexuellement abusés et exploités. A travers la collaboration d'un large membre de la communauté, les besoins du projet ont pu être identifiés des deux côtés : par l'organisation et la communauté.

L'objectif principal de COSA est de promouvoir le bien-être social au niveau de la « base » pour résoudre les problèmes sociaux et environnementaux. Travailler à partir d'un cadre démocratique et participatif avec les membres de la communauté, COSA vise le développement des compétences de l'autogestion dans les programmes de renforcement socio-économique. Afin de se focaliser sur les structures du développement communautaire, qui insiste sur les modèles d'auto-détermination et propriété collective, les ressources locales et la connaissance seront utilisés dans le développement des programmes et assurant chacun son tour leur succès.
Evaluation :
L'évaluation a été tissée à travers les programmes de COSA dans un processus continu
d'amélioration. Les lignes suivantes sont quelques directives qui seront évalués pour un résultat réussi des programmes de COSA :
• L'efficacité du modèle de développement communautaire modèle dans la rencontre des besoins de la communauté.
• Le degré des projets bénéfiques aux jeunes filles et jeunes femmes.
• Le niveau d'auto-suffisance et la durabilité des projets et activités.
• S'assurer que les valeurs centraux et structures des programmes sont maintenus, telles que la propriété collectives, l'auto- suffisance et les modèles d'autonomies.
Puisque les programmes de COSA tentent de créer des capacités au cours du temps, à travers les programmes visant l'autonomisation et la communauté, l'évidence du changement prendra du temps. Les participants et travailleurs seront impliqués dans la mise en place de l'évaluation et produisant nécessairement des changements pour s'assurer que les projets maintiennent un sens de la propriété collective.